Ferrari sous pression avant Suzuka : la Scuderia peut-elle rebondir ?

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Alors que la saison 2025 de Formule 1 vient à peine de commencer, Ferrari se retrouve déjà en difficulté. Avec seulement 17 points inscrits en deux courses, la Scuderia accuse un sérieux retard sur McLaren, qui en totalise 78 au classement F1 des constructeurs. La double disqualification de Lewis Hamilton et Charles Leclerc en Chine a été un coup dur, compliquant encore davantage la tâche de l’équipe italienne.

Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, admet l’ampleur du défi que représente le Grand Prix du Japon : "Suzuka est un circuit extrêmement exigeant, tant pour les pilotes que pour les monoplaces. Mais nous commençons à mieux cerner le potentiel de la SF-25, et l’objectif est de permettre à Charles et Lewis d’exploiter pleinement la voiture tout au long du week-end. Jusqu’ici, nous n’avons été performants que lors des essais du vendredi et du Sprint en Chine."

Suzuka, un défi technique de taille

Marino Farina, ingénieur d’application en charge de l’unité électrique chez Ferrari, détaille les spécificités du tracé japonais.

"Suzuka est unique avec son tracé en forme de huit, long de 5,807 kilomètres et ses 18 virages, explique-t-il. Le premier secteur, avec ses Esses rapides et ses changements de direction, est très exigeant pour les pilotes. L’épingle du deuxième secteur représente une belle opportunité de dépassement, tandis que le dernier secteur met les monoplaces à rude épreuve avec le mythique virage 130R, pris à fond avant d’aborder la chicane finale."

La météo à Suzuka est souvent imprévisible et pourrait venir jouer un rôle clé ce week-end : "Les vents changeants compliquent la prise des virages rapides, et la pluie, fréquente ici, peut complètement bouleverser les stratégies."

Optimiser la SF-25 pour briller au Japon

Sur un tracé aussi exigeant, la gestion du moteur et du système hybride sera cruciale.

"Maximiser l’efficacité du moteur thermique, tout en rechargeant le système hybride lors des phases de freinage, est un élément clé pour être performant à la fois dans les lignes droites et les sections plus techniques" explique l’ingénieur italien.

Fort d’une expérience de plus de dix ans chez Ferrari, Farina a occupé plusieurs postes au sein de la Scuderia : "J’ai rejoint l’équipe en 2014, réalisant un rêve d’enfance. Après avoir géré le système ERS en piste, je travaille désormais à l’usine sur l’endurance du système hybride et l’optimisation des stratégies de déploiement d’énergie."

Ferrari peut-elle redresser la barre à Suzuka ?

Le Grand Prix du Japon s’annonce crucial pour Ferrari, qui devra rapidement redresser la situation sous peine de voir ses espoirs de titre s’amenuiser. Une réaction immédiate est attendue, et Suzuka sera le premier vrai test pour mesurer la capacité de la SF-25 à rivaliser avec McLaren et Red Bull.

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