
Alessio Picariello, enfin la reconnaissance chez Porsche ?

Hier à 02:00 AM
Parfois, le sport automobile tisse des scénarii dignes de Hollywood. Alessio Picariello, par exemple. Ce solide gaillard s'est fait tout seul. Il n'a pas eu recours à la fortune familiale pour se forger un nom dans le monde de la course. Issu d'un milieu modeste, il a failli ranger définitivement son casque voici quelques années avant qu'un mécène, sorti de nulle part, ne lui accorde sa confiance et relance sa carrière. Depuis, Picariello a largement fait ses preuves. Au point d'avoir intégré la vaste écurie Porsche qui jongle avec ses meilleurs éléments pour les placer ça et là dans différents championnats.
Mais jusqu'il y a peu, son rôle était celui d'une locomotive dont les wagons peinaient à suivre le rythme. En clair, ses équipiers affichaient rarement les mêmes performances chronométriques, et quand ils s'y risquaient, la leçon d'humilité se terminait dans un bac à gravier ou contre un rail.
Apparemment, les responsables de Porsche ont revu leur copie. Désormais, c'est avec des pilotes aussi professionnels que lui qu'il fait équipe. Et les résultats commencent à suivre. Comme aux récentes 12 Heures de Sebring, mi-mars, sur la Porsche 911 GT3 R "Rexy" d'AO Racing. « Une victoire qui revêt une dimension particulière, nous explique-t-il. Sebring, c'est un circuit à l'ancienne. Très peu de dégagements, un revêtement bosselé, inégal. D'un bout à l'autre, nous étions bien placés, mais la lutte fut âpre, en particulier face aux BMW très performantes. C'est à la tombée de la nuit, quand il a fallu se fier à la lueur des phares, que nous avons fait la différence. Cette première place nous a permis de tirer un trait sur la déception des 24 Heures de Daytona, quelques semaines plus tôt. »
Un calendrier chargé
Picariello ne compte pas en rester là. Outre des participations en IMSA et en Asie, on le verra aussi en action sur le légendaire Nürburgring. Dans l'Enfer Vert, il défendra les couleurs de Falken Motorsports, une équipe qu'il fréquente depuis longtemps. « Les 24 Heures du Nürburgring (19-22 juin. Ndlr) vont constituer le point d'orgue de mon programme. Pour nous y préparer, je disputerai les épreuves du NLS au sein de la même formation. »
Ce n'est pas tout. Picariello sera également au départ des 24 Heures de Spa, la semaine suivante (25-29 juin). Et cette fois, avec de solides ambitions. « En effet, je vais rejoindre Rutronik Racing pour le GT World Challenge Europe Endurance Cup. Je serai accompagné de Sven Müller et Patric Niederhauser. Pour la première fois, je vais évoluer dans un contexte idéal. Je sais que les 24 Heures de Spa constituent le rendez-vous le plus prisé du GT3 et que la concurrence y est particulièrement relevée. Mais pouvoir m'exprimer sur les 7 km du tracé ardennais, dans une infrastructure ultra-professionnelle, me donne plus de motivation que jamais. Si tous les astres sont alignés, nous allons pouvoir nous battre pour la victoire. »
Outre les 24 Heures de Spa, Picariello participera aux épreuves sur le circuit du Castellet (12-13 avril), de Monza (31 mai-1er juin), du Nürburgring (30-31 août) et de Barcelone (11-12 octobre). Au total, le Belge disputera une vingtaine de courses au volant de la Porsche 911 GT3 R cette saison.
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