
En fin de contrat, George Russell n'a « aucune inquiétude » quant à sa prolongation

Hier à 02:44 AM
Si les redoutables McLaren semblent avoir un avantage notable sur la concurrence, un pilote résiste du mieux possible derrière elles : George Russell brille en ce début de saison, ramassant les restes derrière les monoplaces de Woking. Le Britannique a enchaîné deux podiums entrecoupés d'une quatrième place lors du Sprint de Shanghai, preuve d'une régularité d'horloger.
« Les deux premières courses ont été excellentes, deux podiums, et on ne pouvait pas espérer beaucoup mieux. Je pense aussi qu'il faut rester réaliste, tempère le n°63 en arrivant à Suzuka (Japon), pour le troisième rendez-vous de l’année. Nous n'en sommes qu'à deux courses dans une saison longue. Je ne pense pas que Ferrari et peut-être Red Bull aient encore maximisé leur potentiel, donc il ne faut pas s'emballer en pensant que ce sera possible chaque week-end. Mais on sait que si on fait du bon travail à notre niveau, on sera dans le coup. »
Pour sa quatrième saison chez Mercedes, George Russell a hérité de la casquette de leader, laissée libre par Lewis Hamilton, parti chez Ferrari. L'ancien pilote Williams a désormais la responsabilité de porter l'équipe et d'encadrer le développement de son jeune coéquipier, Andrea Kimi Antonelli (18 ans). Les premières semaines du Britannique dans ce nouveau rôle se passent à ravir, grâce aussi à une voiture à la performance retrouvée après une saison 2024 en dents de scie.
« On sait qu'en qualifications, on a toujours été plutôt solides, mais c'était assez encourageant en Chine de voir que notre rythme en course était aussi plutôt bon, se satisfait George Russell. On était la deuxième équipe la plus rapide en Chine, et il y a beaucoup de points positifs à retenir. Maintenant, on va au Japon, qui a probablement été l'une de nos pires courses l'an dernier (Russell 7e, Hamilton 9e, NDLR). Ce sera donc un bon test pour voir si on a vraiment progressé par rapport à il y a douze mois. »
George Russell se réjouit du soutien de Toto Wolff
Le natif de King’s Lynn a en tout cas poursuivi sa progression l'année dernière, en remportant deux victoires (Autriche et Las Vegas, plus une en Belgique avant d'être disqualifié après l'arrivée) et en signant quatre pole positions. En 204, il a confirmé les belles impressions laissées tant chez Williams que lors de ses premières années chez Mercedes, en écrasant notamment Lewis Hamilton en qualifications, rien que ça ! De quoi réjouir son patron Toto Wolff.
« Je sais qu'il m'a toujours soutenu, honnêtement. Les gens aiment voir des choses publiquement, mais je ne lis pas ce qui se dit dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Donc pour moi, je l'ai appris seulement ce matin [que Toto Wolff s'était montré très élogieux dans les médias après le GP de Chine] quand quelqu'un me l'a dit. Bien sûr, ça fait plaisir à entendre, mais je sais qu'il m'a toujours soutenu et qu'il croit en moi. Ce qui compte le plus, c'est ce qui se passe en interne plutôt que ce qui est montré au monde extérieur. Je sais que j'ai le soutien de toute l'équipe. On est tous dans le même bateau et on se bat pour le même objectif commun. »
Malgré les belles paroles de son patron et ses prestations étincelantes, George Russell vit peut-être sa dernière année chez Mercedes : pour le moment, le Britannique n'a pas de contrat pour 2026. Si son niveau de performance devrait à lui seul lui assurer un avenir, ce serait exclure de l'équation un facteur non négligeable : que fera Max Verstappen en fin d'année ? Les rumeurs se multiplient ces derniers mois autour d'un possible départ du quadruple champion du monde de Red Bull. Une équipe serait alors en position privilégiée pour l'accueillir : Mercedes. Toto Wolff drague ouvertement le Néerlandais depuis plusieurs mois et ambitionne de le recruter, ce qui provoquerait irrémédiablement le départ de Kimi Antonelli ou de George Russell.
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La menace Verstappen ?
Le premier cité est un diamant brut promis à un grand avenir et qui ne demande qu'à être poli, tandis que le second est un des meilleurs pilotes du plateau : se séparer de l'un des deux sera dans tous les cas un choix cornélien, mais il semble plus plausible que Toto Wolff sacrifie George Russell après tous les efforts financiers consentis pour préparer Kimi Antonelli à la Formule 1.
Si le spectre de Max Verstappen plane au-dessus de sa tête, George Russell le balaye d'un revers de main : le pilote de 27 ans n'est pas inquiet quant à son avenir et assure que prolonger son contrat n'est pas la priorité du moment.
« De mon côté, il n’y a absolument aucun stress concernant un contrat. Au final, les contrats existent en Formule 1, mais les choses évoluent très rapidement. Je crois en moi, il faut performer, c'est aussi simple que ça. Et lorsqu'il s'agit de discussions contractuelles, je pense que par le passé, avec Toto, cela n'a jamais pris plus de 24 heures pour avoir la conversation, puis cela passe aux avocats et nous mettons quelque chose en place. Donc, il n'y a aucune urgence de mon côté, aucune inquiétude, aucune pression. J'apprécie où j'en suis actuellement dans ce sport, je profite de mes performances et je prends simplement du plaisir à courir, et c'est ça, en ce moment, la priorité numéro un. »
Si George Russell poursuit sur sa lancée du début de saison, le choix deviendra d'autant plus difficile pour Toto Wolff.
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