Présentation du Grand Prix de France MotoGP : Les mots de Sébastien Poirier (FFMoto)

https://www.paddock-gp.com/wp-content/uploads/2025/04/poirier-gpf.jpg

Rituel dorénavant bien établi, la présentation du Grand Prix de France MotoGP permet à chacune des parties prenantes de s’exprimer en dressant le bilan toujours positif de la dernière édition et en abordant les nouveautés du chapitre à venir, et à cet égard, entre Claude Michy (PHA) l’organisateur, Pierre Fillon (ACO) l’hôte, Thomas Sénécal (Canal+) le diffuseur, et Nora Vass (Michelin) l’équipementier, Sébastien Poirier (FFMoto) a parfaitement résumé la situation : « on est tous sur le même bateau ».

Mais si ce puzzle aux pièces parfaitement ajustées est plébiscité chaque année par le dernier élément manquant, vous, le public, la Fédération Française de Motocyclisme a, elle, la lourde tâche de préparer la relève de nos deux champions actuellement en MotoGP, ce qui face à des pays comme l’Espagne ou l’Italie est loin d’être une sinécure.

Pour être exact, on se rapprocherait même des 12 Travaux d’Héraclès, mais force est de constater que petit à petit les filières se dessinent et se renforcent, aspirant par capillarité quelques noms qui pourraient bien nous faire rêver dans un avenir relativement proche, le tout grâce à un travail collectif de toutes les structures précitées.

Si Claude Michy a abordé un cas particulier sur lequel nous reviendrons, Sébastien Poirier a préféré souligner la spécificité du Grand Prix de France et évoquer le travail collectif entrepris par toutes les parties prenantes du sport moto de vitesse.

Sébastien Poirier« Quelques mots sans être trop long pour dire combien est-ce que pour une fédération, avoir un Grand Prix comme le Grand Prix de France de vitesse constitue un élément majeur. Ce n’est pas un Grand Prix comme un autre. Vous savez que la Fédération organise une quinzaine de Grands Prix tous les ans en France, dans toutes nos disciplines, mais le Grand Prix de France constitue vraiment l’événement de l’année, celui qui est le plus diffusé dans le monde entier, celui qui est le plus regardé, et puis celui également qui est le plus médiatisé. C’est à dire que nos champions brillent, nos champions, on les voit une fois par an dans le cadre du Grand Prix de France, et tout le reste de l’année, eh bien on les supporte à distance. Et c’est l’occasion dans le cas de ce Grand Prix, de les supporter, de les aider, de les accompagner, et puis quelque part de leur démontrer toute l’affection et tout l’amour qu’on a pour eux, en sachant qu’on les voit très rarement sur notre territoire. Donc c’est vraiment un événement de partage.  

  Et puis, ce Grand Prix de France, c’est vraiment l’événement de l’année également dans le calendrier des Grands Prix FIM. Il est souvent reconnu comme étant celui qui est le plus spectaculaire, en tout cas où il y a le plus de public, celui où il y a le plus d’animation, Johan qui en est le témoin : dès le jeudi, il y a des actions qui sont menées y compris par Canal+, donc c’est vraiment la preuve qu’on est sur un événement hors norme dans le calendrier, et souvent ce Grand Prix est salué comme étant, par la FIM ou la Dorna, l’événement de l’année. Alors évidemment on ne peut pas le souligner tous les ans puisqu’il faut partager, mais en tout cas, c’est un très très beau Grand Prix.  

 Et puis, ce que je voulais dire aussi pour nous, en tant que fédération, c’est que ça vient nous solliciter, nous titiller, sur le fait qu’un sport brille par ses champions, et on le voit avec Johann, on le voit avec Fabio, combien est ce que lorsque nos pilotes français brillent, c’est toute la moto qui est portée, c'est toute la fédération qui est portée, et donc on a besoin, nous en tant que Fédération, de travailler nos filières pour être certain d’alimenter les épreuves de demain. On a la chance d’avoir deux beaux champions complémentaires qui portent les couleurs de la France et de la Fédération. Johann, en plus d’être un pilote d’exception, est parrain de notre filière. Donc c’est tout ce travail-là qu’on doit mettre en œuvre collectivement pour faire en sorte de réussir. J’ajouterais que ce travail commence à payer, Johann en est témoin. Notre projet vitesse, on l’a vu encore ce week-end au Mans avec 27 pilotes derrière la grille dans la catégorie Objectif Grand Prix, on aura 9 pilotes qui participeront à l’European Talent Cup, on aura un pilote français qui participera au JuniorGP, on aura la chance d’accueillir en France le JuniorGP, donc je crois qu’on est en train de combler, de compléter toute notre gamme sur le haut niveau. Et Claude a signé en 2031, Canal sera diffusé jusqu'en 2029, j’espère que vous pourrez prolonger parce que je suis persuadé que grâce à ce travail qu’on a entamé il y a quelques années, et bien on va alimenter les grilles de pilotes français. En tout cas, c’est tout l’effort que nous menons.  

 Et pour finir, tu l’as évoqué Claude, c’est un travail collectif. On est tous sur le même bateau, tu as cité des partenaires, on les a également, Motul sur notre Génération Vitesse, Dafy, et cetera, Furygan, Michelin qui est évidemment une figure de l’économie française. Et bien je crois que c’est tous ensemble que nous réussirons à fédérer autour de nos champions, et on a besoin de fédérer, et donc cette famille-là, elle travaille aussi pour la génération de demain.  

 Donc pour conclure définitivement, un grand merci évidemment à tous les partenaires, un grand merci à l’ACO, parce que vous faites un travail considérable pour améliorer l’accueil des spectateurs, mon cher Pierre et vos administrateurs. Et puis merci à Claude et Canal parce que je crois qu’il y a un très très beau travail qui est fait pour valoriser les sports mécaniques, et notamment les sports moto, donc merci à vous et très beau Grand Prix. » 

Cet article Présentation du Grand Prix de France MotoGP : Les mots de Sébastien Poirier (FFMoto) est apparu en premier sur Paddock GP.

×