MotoGP, Austin, KTM: Pit Beirer gronde contre la direction de course en précisant que quand on enfreint ses propres règles, il y a un vrai problème

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Le Grand Prix des Amériques 2025 restera dans les mémoires pour son départ chaotique, orchestré par Marc Marquez et ses suiveurs, dont l'annulation a laissé un goût amer aux pilotes KTM Brad Binder et Enea Bastianini, ainsi qu'au rookie Ai Ogura (TrackHouse-Aprilia). Après l'épreuve texane, le directeur sportif de KTM, Pit Beirer, ne mâche pas ses mots face à la décision controversée de la direction de course, tout en insistant sur la nécessité de tourner la page pour se concentrer sur les failles internes de son équipe.

Le chaos du départ au Grand Prix des Amériques a laissé des traces, et chez KTM, la colère est encore vive. Pas de déclaration tapageuse, pas de scène dans le paddock. Mais dans les mots de Pit Beirer, directeur du programme compétition de la marque autrichienne, une certitude : la confiance envers la direction de course a été ébranlée.

À Austin, Brad Binder et Enea Bastianini avaient pris le risque juste : partir en slicks. Ils avaient lu la piste mieux que les autres, anticipé l'évolution des conditions, et misé sur une stratégie qui devait les propulser en tête. Mais tout a été balayé par une décision surprise : le drapeau rouge brandi juste avant le départ, sous prétexte d'un chaos généralisé sur la grille.

« Ce que nous avons vu, ce n'est pas de la gestion, c'est de la panique », a lâché Beirer, sans détour. « Le règlement est clair. Quand neuf pilotes quittent la grille après le signal des trois minutes, ils doivent partir de la voie des stands et purger une pénalité. Rien de cela n'a été respecté. »

Pit Beirer : « on nous impose une rigueur extrême, mais quand cela concerne les instances elles-mêmes, on oublie les règles pour improviser ? »

Et c'est là que la tension monte d'un cran. Car KTM, comme beaucoup d'autres, vit au quotidien avec un règlement hyper strict, où le moindre écart – 1 km/h de trop dans la voie des stands, un millimètre de vert – est immédiatement sanctionné. « On nous impose une rigueur extrême, mais quand cela concerne les instances elles-mêmes, on oublie les règles pour improviser ? », s'interroge sur SpeedweekBeirer, amer.

L'annulation du départ a profité aux pilotes qui étaient restés sur la grille avec des pneus pluie, un non-sens sportif pour le boss de KTM. « Ceux qui ont pris le bon risque ont été pénalisés. Ceux qui ont joué la sécurité ont été sauvés par une décision extérieure. C'est difficile à accepter. »

Mais malgré la frustration, pas question de jouer les victimes. Beirer refuse d'en faire une croisade, mais veut une chose : des explications et de la cohérence. « Ce sport a besoin de règles solides, respectées par tous. Sans ça, la crédibilité du championnat est en jeu. »

Et maintenant ? KTM retourne au travail. Mais la fracture est là. Le Qatar arrive, et avec lui une nouvelle occasion pour Binder, Acosta, Bastianini ou Viñales de frapper fort. Mais dans les couloirs du paddock, une vérité flotte dans l'air : les relations entre KTM et la direction de course ne sont plus ce qu'elles étaient.

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